Compositeur

Frédéric Chopin
1810 - 1849

Une vie pour le piano, partagée entre la Pologne et la France. Fils d’un Français et d’une Polonaise, Chopin porte d’ailleurs cette double hérédité dans ses veines. Installé avec sa famille à Varsovie, il impressionne très vite par ses aptitudes musicales et épuise des professeurs qui n’ont pas grand-chose à lui apprendre. Il compose alors ses premières polonaises pour le piano, une Sonate n°1 encore un peu maladroite, ainsi que des œuvres concertantes qui attirent l’attention sur lui, comme le Rondeau de concert à la Krakowiak et les Variations sur « La ci darem la mano » de Mozart, fort prisées de Schumann. La Pologne devient trop étroite pour notre musicien, et il part chercher fortune à Vienne d’abord, puis à Paris, où il débarque en septembre 1831. Il a vingt-et-un ans, deux concertos pour piano derrière lui, quelques mazurkas, et il est surtout en train de révolutionner l’écriture pour piano avec son premier cahier d’Etudes qu’il achèvera dans la capitale française. Pourtant, ce virtuose hors-norme ne goûte guère le concert. Préférant ne jouer que pour ses intimes, il vit de ses leçons de piano (où se pressent toutes les jeunes filles de la noblesse et de la bourgeoisie…) et s’enrichit au contact de cette jeunesse romantique parisienne qui s’exprime dans tous les arts. Chez les musiciens, il se lie avec Kalkbrenner, Liszt, Berlioz. En 1836, c’est la rencontre décisive avec George Sand. Leur couple durera une petite dizaine d’années, marquée notamment par le séjour éprouvant à Majorque en 1838, où Chopin compose le cycle des 24 Préludes opus 28, ainsi que par les étés passées à Nohant entre 1839 et 1846, qui permettent au musicien de retrouver la sérénité et de composer tranquillement. Se consacrant exclusivement au piano, Chopin alterne d’un genre à l’autre, entre polonaises, mazurkas, valses, sonates et ballades. A partir de 1842, sa santé va déclinant, les nouvelles des disparitions de ses proches n’arrangeant rien. Le dernier coup survient en 1847 au moment de la rupture définitive avec George Sand. Chopin s’embarque alors pour une tournée au Royaume-Uni qui lui arrache ses dernières forces. De retour à Paris, il reste alité, donnant tout de même ses leçons de piano dans un état de dénuement extrême. La tuberculose finit par avoir le dernier mot et l’emporte le 17 octobre 1849. Son corps ira au Père-Lachaise, et son cœur en Pologne.

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Trio pour alto, violoncelle et piano opus 8

18ème Août musical de Deauville, mardi 06 août 2019 Lise Berthaud Alto , Yan Levionnois Violoncelle , Guillaume Bellom piano ,

Scherzo n°2 en si bémol mineur op.31

13e Août musical de Deauville , samedi 09 août 2014 Guillaume Vincent piano

Scherzo n°1 en si mineur op.20

13e Août musical de Deauville , samedi 09 août 2014 Guillaume Vincent piano

Ballade n°4 en fa mineur opus 52

12e Août musical de Deauville , samedi 10 août 2013 Ismaël Margain piano

Ballade n° 3 opus 47

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