Concert

11e Août musical de Deauville

du 27 juillet au 10 août 2012

C'est pour lire et jouer plus de musique encore que les musiciens du festival de Pâques décidèrent, en 2002, de créer l'Août musical de Deauville ; et surtout pour y rencontrer leurs cadets les plus prometteurs dans des concerts où alternent solos instrumentaux et œuvres de musique de chambre les plus diverses, de la période classique à la musique de notre temps.

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vendredi 10 août 2012

Format singulier, le duo pour violon et violoncelle a connu une vogue certaine dans les premières décennies du vingtième siècle avec les tentatives successives de Kodaly, Ravel, Martinu (à découvrir d’ailleurs au sein du concert du 8 août 2012) et … Honegger, avec dont la Sonatine de 1932 ouvrait ce dernier concert du 11e Août musical de Deauville. Page sereine et lumineuse, avec une pointe de jazz pour s’encanailler dans le finale et une fugue virtuose dans le deuxième mouvement pour faire sérieux, dont s’emparent joyeusement Mélanie Clapiès et Yan Levionnois en cette soirée du 10 août 2012.

Cap à l’est pour la suite des opérations, avec deux œuvres de Rachmaninov, et un renfort de poids en la personne de Guillaume Vincent, dont la technique infaillible est un atout maître quand il s’agit d’affronter le compositeur russe. Au programme, le 1er Trio Elégiaque de 1892, à ne pas confondre avec l’autre trio du même nom de 1893, une œuvre fleuve de plus de 45 minutes composée sous le coup de la mort de Tchaïkovski. En un seul mouvement, cette première tentative pâtit forcément de la comparaison avec son illustre cadet. Tout Rachmaninov est pourtant déjà présent dans cette œuvre de jeunesse : des mélodies qui s’impriment dans votre mémoire pour ne plus vous quitter, le glas inexorable des cloches… et une diabolique partie de piano. Avec ses camarades, Guillaume Vincent en sort triomphant et montre à quel point le langage du compositeur n’a déjà plus de secret pour lui. Une relation intime, qu’approfondit le dernier cahier des Préludes donné en conclusion de ce concert. Un véritable feu d’artifices pianistique pour une musique à fleur de peau que le jeune homme n’allait pas tarder à retrouver en faisant une entrée remarquée dans le monde du disque avec les 24 Préludes enregistrés pour Naïve.

C'est pour lire et jouer plus de musique encore que les musiciens du festival de Pâques décidèrent, en 2002, de créer l'Août musical de Deauville ; et surtout pour y rencontrer leurs cadets les plus prometteurs dans des concerts où alternent solos instrumentaux et œuvres de musique de chambre les plus diverses, de la période classique à la musique de notre temps.

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